La banque centrale du Ghana maintient son taux directeur à 26%

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La banque centrale du Ghana a conservé inchangé pour la quatrième fois son taux directeur de référence, à un niveau de 26%, pour combattre les tendances inflationnistes, a annoncé lundi à Accra le gouverneur de la banque, Abdul-Nshiru Issahaku.

À l'issue de la 72ème réunion ordinaire du comité de politique monétaire (CPM), le gouverneur a expliqué aux médias que l'inflation, malgré sa baisse de 18,2% en juin à 16,9% en août et malgré certains signes positifs de l'économie, restait trop élevée.

Le taux directeur a été relevé à son niveau actuel en novembre 2015 pour combattre l'inflation montante et la dépréciation rapide de la devise locale, le cedi.

"Le comité a observé que le niveau d'inflation actuel reste élevé en comparaison de l'objectif à moyen terme. À la lumière de ces évaluations, le comité a décidé de maintenir le taux d'intérêt directeur à 26%", a annoncé M. Issahaku.

Le comité a attribué la modération de l'inflation globale depuis juillet au maintien de la stabilité du cedi, à l'apaisement des pressions inflationnistes, et aux conditions de crédit resserrées, qui traduisent implicitement le maintien d'une politique monétaire stricte.

Les facteurs de risque d'inflation comprennent, selon la banque, les chocs imprévus, en particulier concernant l'ajustement actuel des prix du pétrole et des services aux collectivités, ainsi que leurs retombées indirectes.

Le gouverneur s'est dit optimiste sur le maintien de la stabilité de la devise locale, en raison de la politique monétaire stricte maintenue, de l'impact de l'émission récente d'Eurobonds pour 750 millions de dollars, et des flux de capitaux entrants provenant des donateurs et des aides de financement pré-exportation du cacao.

La monnaie locale est restée relativement stable, selon le gouverneur, avec une dépréciation cumulée de 4,1% entre janvier 2016 et septembre 2016, contre 16% de dépréciation sur la même période l'année précédente.

Le CPM anticipe également une amélioration des conditions relatives à la croissance sur le moyen terme, grâce à l'amélioration durable dans le secteur de l'énergie et à l'augmentation de la production pétrolière et gazière. Toutefois, cette croissance pourrait encore être remise en question par un durcissement de la consolidation budgétaire, par un déclin du crédit au secteur privé et par un retard dans le redressement des prix des matières premières.

Date de dernière mise à jour : 20/09/2016

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